L'équipe s'intéresse au contrôle humoral et/ou nutritionnel des sécrétions adipocytaires et leur implication dans les dysrégulations métaboliques associées à l'obésité (diabète, maladies rares, le cancer, la fragilité). Les maladies métaboliques sont le résultat d'un dérèglement de l'utilisation des sources d'énergie par la cellule. Les conditions de fonctionnement des tissus/organes peuvent être profondément altérées dans des situations d'adaptation physiologique (surcharge pondérale), de perte de fonctionnalité (insulino-résistance, inflammation de bas bruit, fragilité) ou pathologiques (obésité, diabète, stéatose). Chacun des tissus clefs de l'homéostasie énergétique (tissu adipeux, foie, muscle) sécrète des molécules bioactives (adipokines, hépatokines, myokines…) capables d'agir de façon locale ou systémique.

Nous avons mis en place plusieurs modèles d'obésité chez la souris (d'origine alimentaire, chimique, génétique ou transgénique) affichant différents degrés de résistance à l'insuline ou de diabète de type II et permettant une analyse complète de ces maladies. Nous avons développé des approches complémentaires de biologie cellulaire utilisant des lignées cellulaires murines et humaines et de culture d'explants de tissus humains. Notre expérience aussi bien dans le domaine du métabolisme énergétique adipocytaire et myocytaire que de l'étude des adipokines nous a permis d'identifier des molécules sécrétées inédites (l'apeline, certaines alarmines…) et d'étudier leurs rôles et régulations physiopathologiques. Nous explorons également des voies originales de recherche de dysfonctionnements métaboliques: (i) les altérations fonctionnelles du tissu adipeux dans des maladies rares comme les syndromes de Prader-Willi, Noonan ou encore Leopard, (ii) les altérations du métabolisme cardiaque chez les sujets obèses souffrant de cardiopathie, ou encore (iii) l'influence des adipokines sur le métabolisme de la cellule tumorale dans le maintien et la progression du cancer. Notre connaissance / expertise en matière de « tissue-kines » et de métabolisme, permettent au groupe d'explorer plus avant les conséquences pathologiques des dysfonctionnements acquis (obésité nutritionnelle / vieillissement) et innés (modèles transgéniques de maladies génétiques rares) sur la production d'adipokine / myokine et leurs conséquences sur les altérations métaboliques. Comprendre leurs effets biologiques et la régulation / modulation de leur production nous permet de proposer des cibles pharmacologiques originales. Nous développons de nouvelles approches combinant la biologie mécanistique dans la cellule et l'exploration fonctionnelle chez les souris jusqu'aux essais cliniques (un essai clinique est en cours d'exécution pour l'une d'entre elles : l'apeline). Enfin, nous développons des composés pharmaceutiques innovants sur ces nouvelles cibles en partenariat avec des sociétés pharmaceutiques.

Pour plus d'informations, consulter le site du laboratoire.

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